Dans Singular Beauty, Jai Odell retire les masques et capture l’instant unique où la nature la plus profonde d’une personne se révèle. À l’opposé des archétypes, ses portraits et les relations qu’ils créent constituent une véritable quête de sincérité.
Plus qu’un photographe de mode, Jai Odell est avant tout un portraitiste. Ses images dégagent une certaine qualité cinématographique : qu’ils soient plongés dans leurs pensées ou qu’ils regardent directement l’objectif, les visages qu’il observe composent une galerie de personnages qui semblent tout droit sortis du néoréalisme, un courant du cinéma italien apparu juste après la Seconde Guerre mondiale, privilégiant des physionomies singulières et des personnes de la rue plutôt que des acteurs professionnels. Cette recherche d’authenticité résonne avec le travail du photographe australien, installé à New York depuis plus d’une décennie.
— Extrait du texte d’introduction de Justin Morin, artiste et rédacteur en chef de Revue Magazine.